29 avril 2008

Tutto a posto !

Attention : il y a un autre nouveau message en dessous de celui-ci ! ( p.s. nous n'avons pas pu mettre nos photos en ligne, il faudra donc encore attendre un peu pour toutes celles de la Sicile)


Après notre échec napolitain, nous descendons encore un peu pour voir Amalfi et sa cote qui parait-il est vraiment magnifique. Nous traversons une montagne par des petites routes, et arrivons en début de soirée à Amalfi. C'est très très touristique, et meme si il n'y en a pas tellement ce jour là, tous les parkings sont payants (et chers), les restaurants ont l'air très luxueux, bref ce n'est pas le coin idéal pour passer la nuit. Nous essayons quand meme un parking qui a l'air désert, mais le gardien était dans sa voiture et nous demande 3€ pour une heure. Nous nous garons là malgré tout, nous faisons à manger et quittons ce joli port pour aller dormir sur une station service sur l'autoroute. C'est bien moins sexy, mais ça a le mérite d'etre gratuit et pratique. Finalement nous trouvons un endroit au bord de cette petite route montagneuse qui nous convient et c'est tant mieux car cette route sinueuse de nuit n'est pas des plus sécurisantes. Le lendemain matin, nous sommes réveillés par les discussions d'un vendeur de citrons géants (de la taille d'un melon) et reprenons la route, direction la Sicile !!

Nous arrivons à Villa San Giovanni vers 18h30, achetons nos billets, faisons la file et nous retrouvons dans un bateau pour camions qui nous conduira directement sur l'autoroute. Nous sommes donc les seuls touristes à trainer sur le pont, et nous faisons bien car au loin, nous apercevons des dauphins !! Malheureusement ils sont trop éloignés pour les prendre en photos, nous garderons leur image en mémoire.
Nous descendons du bateau à 20h et après deux heures d'autoroute, nous arrivons enfin à Calascibetta !

Nous nous garons Via Roma et Lidia me fait visiter la maison. Cela fait presque 5 ans qu'elle est vide, il y a donc beaucoup de poussière et aussi quelques dégats : du papier peint qui se décolle, de l'humidité sur les murs, un pigeon mort dans l'escalier... Rien de très grave, et ces détails mis à part, c'est une chouette maison qui mériterait quelques travaux pour devenir très agréable. Mais nous dormons dans un vrai lit, et ça nous fait du bien meme si nous sommes un peu déstabilisés d'avoir tant d'espace. Le lendemain, la première chose à faire est de prévenir le voisin que nous sommes arrivés pour qu'il ne s'inquiète pas de voir les fenètres ouvertes. Il est très accueillant, nous demande plusieurs fois si nous n'avons besoin de rien et insiste pour que nous lui demandions si jamais on avait oublié quelque chose. Ensuite, nous passons l'après-midi à faire le tour des tantes : on commence par la Zia Carmelina et sa soeur Carolina qui doivent etre les plus petites habitantes du village et qui, une fois la surprise de voir Lidia passée, nous offrent un café et des petits gateaux. Sur le chemin, nous passons chez la Zia Vincenzina qui vit aussi avec sa soeur et qui nous offre aussi le café et des petits gateaux. Nous ne restons pas longtemps car elle attend ses invités pour leur réunion de témoins de Jehova, heureusement que nous ne sommes pas passés une demie heure plus tard ! Et enfin nous sonnons chez la Zia Maria, ou Samuele (le fils d'Enzo) nous ouvre, et où nous buvons encore un café bien bien serré... Elle nous propose de manger là, mais nous devons encore nettoyer la maison, donc nous nous donnons rendez-vous un peu plus tard. Nous aurons droit aux pates ET à la viande, comme ça se fait en Italie, mais nous sommes un peu barbouillés après tant de café sur la journée, ce repas complet nous fait donc le plus grand bien.

Une petite parenthèse pour vous avouer que je suis loin de tout comprendre aux discussions... Les gens parlent vite, parfois en sicilien (mais ils font des efforts pour parler aussi italien), et ce n'est pas du tout évident. Mais ça fait quelques jours maintenant que nous sommes là et ça va de mieux en mieux : je comprends presque tout, mais par contre je n'arrive pas à parler, c'est donc assez frustrant.

Le lendemain nous nous promenons dans le village, passons voir la cousine Elisa à son chouette bar sur la place et elle nous explique qu'ils sont en société avec son mari, son frère et sa mère et qu'ils vendent aussi les pizze, les arancini, les gelati et les dolce de "la mamma" et nous donne leur numéro de téléphone pour qu'on se voie un peu plus au calme !! En fin d'après-midi allons voir Agata et Enzo, que Lidia avait eu au téléphone le matin. Nous discutons de la famille, de Calascibetta, de leurs trois fils que nous verrons un peu plus tard (qui étaient des terreurs étant jeunes et qui sont devenus de jeunes hommes très sympathiques). Ils nous invitent à manger avec eux, des pizze et arancine, et comme nous n'avons pas encore eu l'occasion d'en manger, nous ne pouvons pas refuser. Lidia reste à la maison avec Agata pendant que je vais chercher les pizze en voiture avec Enzo. Mon italien est suffisant pour qu'on puisse discuter en chemin et tout se passe bien. Nous mangeons très bien ; Enzo, Agata, Samuele, Carmelo et Gaetano sont tous très sympas. Nous voyons très fort la différence entre le nord de l'Italie (où les gens te disent à peine bonjour ou merci) et la Sicile, où les vendeurs t'offrent ton oignon parce que la caisse est déjà cloturée.

Nous sommes aussi allés à Piazza Armerina pour visiter la Villa Romana del Casale : une immense villa romaine, assez bien conservée où le plus impressionant sont les mosaiques qui ornent le sol de toutes les pièces, du couloir à la chambre à coucher, en passant par les cuisines ou les thermes. La plus célèbre est la "salle des jeunes filles en Bikini" où l'on voit dix femmes en train de faire de la gym et qui sont donc en tenue légère, mais elle est en travaux et nous ne pouvons donc que l'apercevoir à travers une grande bache tendue. Enfin, grace aux travaux, nous avons eu une bonne réduction sur le prix d'entrée.

Nous avons passé ce dimanche chez la Cugina Carmelina, maman d'Elisa, de Samuele, de Gianluca et de Pietro (mais lui est en Irlande), je fais donc connaissance avec la famille entière, les maris et femmes et les enfants, autour d'une grande table conviviale, où nous mangeons plein de bonnes choses. Avant le repas, j'ai battu Giuseppe au Calcio, je suis donc devenu son grand copain et nous passons une bonne partie de l'après-midi à jouer ensemble à la playstation pendant que Lidia discute, visite la maison, regarde des photos... j'arrive quand meme à faire quelques pauses pour boire un café ou déguster les dolce de Carmelina qui sont succulentes.

Bref Calascibetta est un très joli petit village, très accueillant, mais nous avons d'autres choses à voir en Sicile, et nous ne pouvons pas y rester éternellement... Les balkans nous attendent et donc nous sommes à Palerme depuis hier après-midi. Nous comptons encore aller voir Scopello et Mondello dans le coin, descendre jusque Erice, puis sans doute repasser par Calascibetta pour ensuite aller voir la vallée des temples à Agrigente, et j'oublie surement une ou deux choses...

On pense bien à vous, merci pour tous vos messages, vos mails et meme vos pensées qui nous arrivent et qui nous font bien plaisir. Nous essaierons à l'avenir de ne pas rester si longtemps sans donner de nouvelles, mais celà dépend très fort des cybers cafés sur notre route. Gros bisous à tout le monde

1 commentaire:

Anonyme a dit…

du coup j'ai l'impression de connaître toute la famille... merci pour ces nouvelles familiales.
j'oublierai pas de vous envoyer les coordonnées de nos amis à sarajevo tout bientôt
gros bisous printaniers
anne-so et cat