24 juin 2008

Iasi - Bruxelles

Mardi dernier, Gasp s'en retourne donc a Bruxelles, et moi je reste chez Astrid et Denis a Iasi (ca se prononce "Yach", comme ca vous savez). Le mardi en fin de journee, je decouvre l'universite dans laquelle Astrid a travaille comme lectrice. Elle a organise avec sa collegue francaise, Soufia, une petite fete d'au revoir avec les etudiants. Les etudiants sont tres accueillants et ils nous ont fait quelques demonstrations de danses traditionnelles.

Pendant ce temps, le mardi matin j'arrive a Bucarest, vers 6h. Je me ballade un peu a pied, sachant que j'ai du temps devant moi, et me dirige vers l'aeroport. J'y arrive vers 7h30, mon avion etant prevu a 11h20. Les magasins et bars sont encore fermes, j'attends 8h pour boire un cafe. Il fait deja beau, je glande et lis au soleil. Vers 9h30, au check-in, on m'annonce le retard de mon avion, sans doute de trois heures. Heureusement, Astrid m'a prete un gros bouquin, car je le termine avant meme de monter dans l'avion. Le vol se passe bien, Antoine vient me chercher a la gare et me conduit chez Jef et Lo. Ca fait plaisir de voir des tetes connues, d'avoir des nouvelles de Bruxelles. Ensuite je passe chez les parents de Lidia, ou je suis accueilli comme un prince.

Mercredi, je fais un petit tour dans Iasi avec Denis, qui me fait visiter des quartiers moins centraux de la ville. L'apres-midi on va visiter un monastere avec Astrid et Denis. Le monastere se trouve sur une colline d'ou on peut voir Iasi. Le soir, je serai en duplex avec le Bellone Cafe... Rien que ca !!

De mon cote, je passe en vitesse rue sans souci pour prendre des papiers, puis je vais au Bellone Cafe. J'y verrai, outre Guy, Ondine, Julien, Thomas, Virginie, Cora, Julia et Antoine. J'aurai aussi Yasmine et Virginie au telephone, et Lidia sur msn qui pourra observer Julia via la webcam. Ce fut une longue journee.

Le jeudi je visite les centres commerciaux de la ville... Et le soir, on reste tranquillement a l'appart.

Pour moi, reveil matinal, je dois avoir l'air bien reveille, donc douche presque froide, cafe puis je prepare mes affaires et vais a mon rendez-vous avec 1/2h d'avance. Je dois attendre environ une heure, mais le rendez-vous se passe bien, le resultat est positif, je suis donc tranquille pour un petit bout de temps. Ensuite, c'est un peu la course : je passe rue d'Espagne deposer ce que j'avais emprunte (et boire un cafe) puis je retourne dans le centre ou Lo et Jef m'attendent pour me reconduire a l'aeroport. Peu de retard pour mon avion, j'arrive a Bucarest vers 18h, me promene, vais lire dans un parc, puis me rend a la gare. J'ai plus de deux heures d'avance, je termine donc le livre que j'ai emprunte a Barbara mais heureusement, j'avais tout prevu, j'en ai achete un deuxieme a Charleroi. Mon train part a 23h et c'est parti pour 6h30 de trajet avec les inconvenients que vous pouvez imaginer.

Vendredi matin, vers 6h, quelqu'un frappe a la porte... Voila Gaspard. Ce jour-la, on ne fait pas grand chose, on fait une grasse mat' (bien meritee pour certains), on bouquine et le soir on est invites chez un collegue francais d'Astrid. On y retrouve Soufia et Colombe, qu'on avait deja rencontre la semaine passee. On est super bien recu, on passe une chouette soiree. Ca nous fait du bien de rencontrer des gens, de parler la meme langue qu'eux...


Et le lendemain, on a prepare nos affaires, on a attendu que la pluie se calme et on a repris la route vers la Maramures. On a dormi pas tres loin de Iasi et le lendemain on a continue la route jusqu'a Viseu de Sus. De cette ville-la, un train vapeur fait un tour dans le s montagnes. Il part a 8h30 et revient vers 16h30. On a fait cette petite excursion hier. On a l'impression de faire un bon dans le temps et de se retrouver au siecle passe. On a le temps d'admirer le paysage et de s'enfoncer dans les montagnes.


Aujourd'hui nous sommes venus a Sighetu Marmatiei. On a visite une ancienne prison dans laquelle fut exterminee l'elite intellectuelle du pays pendant les longues annees de communisme.



On pense bien fort a vous, comme d'habitude on attend de vos nouvelles avec impatience. Dans quelques jours nous passerons en Hongrie pour (entre autres) assister au Volt Festival. A bientot.

16 juin 2008

Trans - Bucovine

Après avoir passé quelques jours a Sibiu, petite ville médiévale très agréable du centre de la Roumanie, nous sommes partis dans le coeur de la Transylvanie : le pays des citadelles saxonnes. En effet, il y a bien longtemps (vers le XIIe siècle), la Hongrie avait demandé aux allemands de venir peupler cette région pour protéger les portes du pays contre les invasions des Turcs et des Tatars. Les "Saxons" ont donc construit des églises fortifiées où les habitants du village venaient stocker leurs réserves, et se réfugier en cas de danger. Aujourd'hui, il ne reste que peu de saxons, l'exode ayant commencé après la 2nde guerre mondiale jusque dans les années 90. Quelquefois les places laissées par les Saxons ont été prises par les Roms, au grand désespoir des Roumains. Nous sommes donc passés par Slimnic, Mediaş, Biertan, Sighişoara, Viscri (photo) et quelques autres.


Après ce petit tour de quelques jours, nous sommes allés visiter le chateau de Bran, injustement identifié comme étant le chateau de Dracula. En effet, Vlad Tepes n'y aurait séjourné que quelques nuits. Par contre, le chateau est très beau, constitué en musée relatant principalement la manière de vivre d'une de ses dernières propriétaires, la Reine Marie de Roumanie (dont nous avions visité une maison de "vacances" à Baltchik en bulgarie). Nous sommes passés ensuite en vitesse a Braşov, ville déjà plus importante, ayant conservé sa place médiévale, et non loin, l'"église noire" qui a survécu a un inendie dévastateur. Nous passons la nuit à Prejmer, un petit village fort smpathique, où nous visitons le lendemain une dernière citadelle saxonne, très bien conservée.


Le lendemain nous est arrivée une bien jolie aventure : nous étions allés jusque Tazlau, une petite ville, plébiscitée par le Routard, qui était en effet bien jolie, mais pas bien différente que les dix villages que nous venions de traverser. Nous le traversons donc pour aller voir le petit monastère dont les portes étaient fermées mais un voisin nous ouvre et nous invite à entrer. Nous allons donc jusqu'à l'église, les anciens murs et d'anciens batiments sont en ruine, mais l'église est très bien conservée. Nous en voyons sortir un tout petit moine qui va nettoyer quelque chose avant de revenir et de nous inviter à entrer dans l'église. Il nous explique tant bien que mal avec quelques mots de français, d'anglais et de Roumain l'histoire de l'église et du monastère, fondés par Stefan Cel Mare, qui a longtemps été à l'abandon et dans lequel il est aujourd'hui tout seul. Répondant à mes questions, il nous montre la tour où il vit et nous invite même a voir sa cellule. Là, il nous raconte qu'il passe beaucoup de temps à peindre, à sculpter, et bien sûr à méditer. Il nous montre aussi des livres sur les monastères de la région, nous invite à partager des boudoirs trempés dans du miel, puis va vaquer à une quelconque occupation, nous laissant avec son livre. Quand il revient, il nous passe autour du cou un petit médaillon de la vierge qu'il bénit, avant de nous bénir nous aussi avec de l'eau bénite. Il nous montre aussi ses dessins, m'en offre un et se propose d'en dessiner un nouveau pour Lidia. Puis il nous fait visiter son atelier et le grand jardin dans lequel il vient "écouter le silence" et quand nous partons il nous offre encore une petite image pieuse. Nous rentrons un peu décontenancés mais charmés à la camionnette. Le soir au bar du village, nous rencontrons aussi des jeunes roumains qui ont travaillé a Bruxelles, dans le batiment et qui parlent donc un peu français ("tu connais la gare du nord?).


Ensuite, nous faisons un grand bond vers le nord pour nous rendre en Bucovine, où se nichent toute une série de monastères. Nous passons la nuit dans un petit camping juste en face de l'un d'entre eux, et commençons donc le marathon par celui de Dragomirna, un des plus jolis selon moi car il n'est pas entièrement peint, et les pierres sculptées sont magnifiques. Les suivants (Suceviţa, Moldoviţa, Voroneţ et Humor) sont par contre assez similaires. On y retrouve la plupart du temps un "jugement dernier", un "arbre de Jessé", la Vierge et l'Enfant, etc. Peut-être aussi le fait de tous les avoir visités dans la même journée n'était pas une bonne idée. La grosse différence avec ceux que nous avons visité en Bulgarie est qu'ici il n'y a que des moinesses.


Et samedi, nous avons pris la route pour Iaşi, "grosse" ville de la Moldavie Roumaine, où nous attendaient Astrid et Denis, et d'où je prends ce soir le train de nuit pour Bucarest où je prends mon avion mardi matin. Lidia restera donc avec eux quelques jours, le temps que je revienne de cette coupure "professionnelle". C'est une ville assez verte, au coeur de laquelle on trouve aussi plusieurs monastères, de belles églises, et un immense palais de la culture, malheureusement en rénovation pour cinq ans.


Pour ma part, je croiserai certains d'entre vous que j'embrasserai de visu, mais si jamais j'oublie de vous les transmettre, sachez aussi que Lidia me charge de vous envoyer plein de bisous.

7 juin 2008

Drum Bun

Apres Constanta (la ville cotiere dont on parle dans le message precedent), on est partis vers Bucuresti. On etait tout content de pouvoir emprunter leur toute nouvelle autoroute. En plus, on n'avait plus beaucoup d'essence et donc on se disait qu'on allait trouver sans probleme une station service digne de ce nom... He ben, on s'est trompe ! En fait, l'autoroute est prete mais pas les aires d'autoroute ! Sur les 240 km qui separent les deux villes, on n'en a pas vues ! Enfin, avant d'arriver a Bucarest on est sortis pour trouver de l'essence (il faut savoir aussi que les sorties sont rares). Heureusement, une fois sortis de l'autoroute, on a trouve sans probleme une station service et on a evite la panne seche dans la pampa roumaine.

On a passe trois jours a Bucarest. C'est une grande ville tres heteroclite. On y trouve de grands carrefours ou se rejoignent les grands boulevards, avec plein de circulations et beaucoup de bruits. Il y a des quartiers plus calmes, avec de belles maisons du 19eme siecle. Et de grands immeubles de la periode communiste... Pour la petite histoire, en 1977, un tremblement de terre a detruit une partie de la ville. Ceausescu, alors au pouvoir, en a profite pour mettre en place un de ses projets qui etait d'homogeneiser le pays de facon a ce qu'il n'y ait ni campagne, ni ville. Il a fait raser de vieux batiments, des eglises, etc... Et il a fait construire d'enormes batiments, comme le palais du Parlement (autrefois le palais du Peuple), qui est, parait-il, le deuxieme plus grand batiment du monde !!!!

On a aussi passe une apres-midi a visiter le musee du paysan roumain. Un tres chouette musee qui expose des habits, des objets d'artisanat (pots en ceramiques, icones sur verre, ...) mais qui abrite aussi dans ses murs une eglise en bois, une maison, un moulin a vent, des morceaux de moulins a eaux... Bref, c'est gigantesque et tres beau. C'etait un avant-gout de la suite de notre voyage.

Et le troisieme jour, on a vu Astrid, une amie qui vit pour le moment a Iasi (dans le Nord, de la Roumanie, en Moldavie). On a bu un verre avec elle et on espere aller la voir a Iasi...

Apres la capitale, on est partis vers la Transylvanie meridionale, egalement appele pays des citadelles saxonnes. A partir du 12eme siecle, des Allemands sont venus en Transylvanie a la demande des rois de Hongrie. Le but etait de peupler le royaume et de le proteger contre les invasions des Turcs et des Tatars. Il y a donc toute une serie de villages fortifies dans la region.



En chemin, on s'est arrete au Palais Mogosoaia, dans une ville en peripherie de Bucarest. Un palais du debut 18eme siecle, au bord d'un lac. Ensuite, on a ete jusqu'a Curtea de Arges ou l'on a visite une eglise et un monastere. Le but etait de prende la route Transfagaras qui traverse les montagnes les plus elevees de Roumanie mais le tunnel etait ferme (et impossible de le contourner). Donc, on a du revoir notre itineraire.

Nous sommes en ce moment a Sibiu, premiere ville fortifiee que nous visitons. C'est une petite ville medievale tout a fait charmante. Et quand on est arrives hier soir, on s'est rendu compte qu'il y avait en ce moment un festival de theatre !!! On a pu voir sur la place principale, un concert d'un groupe du Canada (oui, je sais, j'ai dit festival de theatre mais rien n'empeche). Et ensuite, on a vu un spectacle itinerant execute par une troupe francaise. Une histoire simple (meme si on n'est pas sur d'avoir saisi la fin), mais avec des moyens techniques supers (sons, lumieres, artistes sur echasses et personnages gonflables). Enfin, pas facile a expliquer, je vous invite a voir les photos :)











Voila, tout se passe tres bien. Il y a de nouvelles photos dans le diaporama. On pense bien fort a vous ! On vous fait de gros bisous!!

1 juin 2008

Bruxelles frites

Bonjour tout le monde,

nous vous avions donc laisse a Plovdiv, deuxieme ville de Bulgarie, et plus centrale que Sofia.


Nous avons ensuite gagne Koprivchtitsa, une petite ville-musee tres mignonne et qui a joue un role important dans la revolution. Dans ce village, 5 maisons sont visitables, transformees en musee, soit relatant la vie rurale de l'epoque, soit la vie de son proprietaire... C'est tres enrichissant et souvent tres beau, parfois emouvant. Ce village nous plaisait, nous y sommes restes un peu plus longtemps que dans les autres, et c'est la que nous avons fait un repas gargantuesque pour trois fois rien.

La ville de Veliko Tarnovo par contre, plebiscitee par notre guide du routard comme etant une etape incontournable, nous a un peu decu. Tout comme une autre petite ville-musee a quelques kilometres. Nous avons expedie ces deux villes en une journee et avons continue notre route vers la cote, impatients de voir la Mer Noire.

Nous arrivons a Bourgas, port industriel, tres peu interessante, si ce n'est qu'il s'y trouve une autre ULB (Universite Libre de Bourgas), et ici aussi une longue avenue pietonne qui amene au parc maritime, et donc a la mer. Elle n'est pas noire ! Elle est bleue comme toutes les autres mers, et les longues plages de sable fin nous font de l'oeil.


Un peu plus au nord se trouve la ville de Nessebar, classee patrimoine mondial de l'unesco : c'est sur notre chemin, ce serait dommage de rater ca. Et bien, pas du tout ! Cette ville est un attrape touriste incroyable. Les trois quarts de cette jolie presqu'ile sont occupes par des echoppes, plus racoleuses les unes que les autres et qui cachent tout ce qu'il y aurait a voir... Ne restent que les tours et murailles a l'entree, ainsi que quelques ruines d'eglises, en se faufilant entre les marchands. La seule chose amusante est que nous avons croise une touriste francaise qui se trouvait en meme temps que nous a Koprivchtitsa et qui nous a reconnu et avec qui nous avons partage nos impressions.

Finalement, la majorite de la cote nous decoit. C'est ultra touristique, les grands hotels se succedent sur la plage, et la ou il n'y en a pas, c'est qu'ils sont en construction. Nous passons neanmoins deux jours a Varna car il y a une espece de camping sur un terrain prive, gere par un francophone et nous avons besoin de nous poser un peu. La ville n'a rien d'exceptionnel, mais est assez sympathique avec son grand jardin maritime au bord de la mer. Nous y trouvons aussi enfin un supermarche (denree rare en Bulgarie) ou nous faisons des grosses courses, vu que c'est un des pays les moins chers que nous croiserons.

Enfin, vendredi, nous passons la frontiere roumaine. Aucune difficulte ne se presente, verification normale de nos papiers, et on change de pays. Nous retrouvons enfin notre alphabet latin, et qui plus est, une langue romane, ce qui rend les choses un peu plus faciles. Par contre, un lev bulgare valait 0.5 € alors qu'un lei roumain vaut environ 0.28 €, ce qui rend les conversions moins aisees.


Nous sommes toujours sur la cote, apres etre passes par les stations touristiques qui longent la mer noire, nous sommes aujourd'hui dans la seule ville cotiere, ou nous ne restons que le temps de visiter le vieux centre et de vous donner des nouvelles. Nous sommes impatients de nous retrouver a l'interieur des terres, dans des petits villages plus rustiques, plus authentiques et plus humains et surtout de visiter Bucarest qui promet de jolis decouvertes.


Comme d'habitude, de nouvelles photos dans le diaporama ou un nouvel album a ete cree, donc pour voir la fin du periple bulgare, vous devez changer d'album dans picasaweb.

On pense bien fort a vous, surtout qu'au moment ou j'ecris ce message le temps est gris et legerement pluvieux. N'hesitez pas a nous donner des nouvelles par mail ou en laissant des commentaires.

Gros bisous a tous